LE SENTIER DES 4000 MARCHES, LE TOIT DES CEVENNES

Ascension du Mont-Aigoual, sommet mythique du Gard, dans le sud de la France, rando star des Cévennes. Le topo est assez simple, 1300m de dénivelé positif sur 8km, 3h de grimpette pour l’aller ! Retour 2h30 de descente. Prévoir entre 6 et 7h.
Ce n’est pas une rando qui s’adresse au « marcheur occasionnel » ni familiale, ça reste un beau dénivelé à gravir, sans pour autant être trop difficile, c’est tout de même un beau morceau.

Chiens autorisés. Prévoir 1 litre d’eau pour lui. Sur la montée il y a 3 petits ruisseaux où il pourra boire et se tremper. Au sommet, il y a des sanitaires pour se ravitailler lorsque la cafétéria est ouverte. J’ai lu qu’il y a une fontaine à disposition mais je ne l’ai pas trouvé.

Le nom du sentier des 4000 marches ferait, d’après certains, référence aux nombres de pas que faisait le facteur pour apporter le courrier à l’observatoire dans le temps, d’autres diront qu’il serait nommé ainsi, non pas en rapport à son ascension importante, mais aux escaliers du départ de la randonnée, au coeur du village de Valleraugue.

Le Mont-Aigoual, précautions météo à prendre

Le Mont-Aigoual est réputé pour son observatoire météorologique et son temps changeant. Il s’agit de la première barrière rocheuse que rencontrent les vents chauds et humides de la Méditerranée. Ces masses viennent se chamailler avec les courants du nord, d’où une météo très instable et fortement capricieuse. Il y a, à en croire les gens du coin, toujours du vent là haut. « Il y a pas 15 jours il faisait franchement froid et aujourd’hui il fait trop chaud pour monter ! » s’exclame un randonneur qui ruisselait à grosses gouttes à l’ombre des pins sylvestres, en plein mois de juillet. Avant de se lancer dans cette jolie randonnée : il est primordial de consulter la météo ! Il n’est pas rare de devoir annuler, et ce, en toute saison. Il serait fort dommage de grimper 3h sans avoir la récompense que réserve la tour de l’observatoire : une vue splendide sur tous les sommets du sud de la France jusqu’à la mer et l’océan. Cependant, cette vue est réservée qu’aux chanceux, à croire que l’Aigoual a vraiment mauvais caractère. En été, la chaleur brouille la vue, le reste de l’année, pluies diluviennes, vents violents, tempêtes de neige, ou brumes épaisses gâcheront l’horizon ou carrément tout le panorama ! C’est donc une constante à prendre en considération. Les gens du coin vous parleront des épisodes Cévenols qui ne manquent pas de faire des inondations chaque années. Prévoir une veste coupe vent étanche, des gants et un bonnet, à contrario une casquette est indispensable par temps chaud.

Le sentier des 4000 marches

Ce sentier est si connu que le village met à disposition un grand parking gratuit et équipés de wc public (propres) pour les randonneurs, un grand merci. Il est indiqué dès votre entrée dans Valleraugue. Pour rejoindre le sentier c’est très simple : empreintez le petit escalier à droite des toilettes, vous verrez juste en face une petite arche sous les maisons mitoyennes. Vous n’aurez ensuite qu’à suivre le PR jaune qui vous fera passer à gauche de l’église et monter les marches jusqu’au sentier.

Le départ du sentier annonce tout de suite la couleur, en effet, ça attaque franchement dur ! Mais rassurez-vous, une fois ce démarrage en force passé, la pente s’adoucit légèrement, elle reprend en ardeur à la fin du passage des crêtes où il faudra passer quelques étages de roches, pour s’adoucir à nouveau, le sentier monte tout le long, 1300m tout de même ! Du haut des crêtes, profitez-en pour vous retourner le temps de reprendre votre souffle et admirer les Cévennes dans toute leur splendeur juste avant de s’enfoncer dans la forêt de pins.

La faune et la flore

Le sentier est très bien entretenu et bien indiqué, impossible de s’y perdre. Il est connu pour ses différents étages de végétation. L’ascension débute dans une forêt de châtaigniers, « l’arbre à pain », un délice de chaque automne. Sur les crêtes, l’ambiance change, les arbres disparaissent pour faire place à la bruyère et au schiste pailleté qui brille sous les pas des randonneurs. Un peu plus loin, à quelques mètres de dénivelé plus haut, c’est au tour des pins sylvestres d’accompagner le marcheur, offrants un abri contre la chaleur ou les fortes précipitations. Juste au dessus c’est l’étage des mouflons, ils ont été réintroduits sur l’Aigoual dans les années 1950. Il n’est pas rare de voir planer des aigles ou vautours au dessus des têtes. S’est installée dans le coin la Chouette de Tengmalm, elle est désormais le rapace emblématique des Cévennes. Après cet espace rocailleux, une forêt de hêtres prend naissance dans la montée, pour laisser enfin trôner au sommet, les pins à crochets torturés par les vents. Plus de 10 000 bovins seraient en pâturage sur le massif chaque belle saison.

Avez-vous foulé ce sommet ? Laissez un petit mot en commentaire. Pour les autres, je suis disponible pour toutes questions.

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