SUITE DE « FEMME, OSER PARTIR A L’AVENTURE »

marcher seule

A lire au préalable

Il y a un constat indéniable, que toute personne fera tôt ou tard : il ne faut, en aucun cas, attendre les autres pour avancer, pour se lancer dans quelconque aventure. Si le corps et l’esprit tendent tous deux vers un élan de liberté, il serait absolument fou de ne pas écouter cet appel.

Partir sur un sentier, à l’aventure, dans l’inconnu, même pour quelques heures, c’est avant tout une manière d’apprendre à ne compter que sur ses propres facultés. Les autres ne sont pas là pour aider, guider, prendre le relais, il faut apprendre à compter sur soi-même et se faire confiance.

C’est normal d’avoir peur, l’inconnu fait toujours ressentir cette émotion, c’est au final ce qui est palpitant. Ne jamais avoir peur reviendrait à dire que la vie est monotone. Avant chacune de mes aventures il y a ce frisson, à peine la porte de la voiture-van se referme, le moteur vibre et le chien trépigne sur place derrière moi, mon cœur palpite fort dans la poitrine, il se pointe, ce goût si particulier de la liberté. Il a, pour moi, cette sensation de fourmillement que fait une pile électrique sur la langue, il noue un peu la gorge, fait danser les papillons dans le ventre, un peu comme lorsque l’on tombe amoureux pour la première fois. Le sourire s’amène toujours dès les premiers mètres achevés. C’est grâce à ce frisson créé par l’aventure et l’inconnu que ces escapades sont si jouissives. Sans lui ça n’aurait que peu de saveur comme l’est la routine.

Sortir de sa zone de confort, frapper à la porte de cette peur excitante est, selon moi, égal à se sentir en vie. En tant que femme c’est déconstruire toutes les cases dans lesquelles nous sommes sagement enfermées depuis l’enfance. Je ne m’exprime pas en tant que féministe, mais seulement en tant que femme, et je voudrais partager tout ce qu’il a fallu lâcher, accepter de dépasser pour arriver à voyager seule, faire de la montagne seule, partir vivre des aventures seule.

Le sentiment de liberté éprouvé dans ces escapades est multiplié quand on le fait pour soi, à son propre rythme, en suivant ses propres envies sans que quiconque y interfère. Le fait de choisir son parcours, s’arrêter devant un coucher de soleil en prenant le risque de rentrer de nuit sans avoir peur du reproche d’un tiers, de prendre le temps d’écouter le chant des oiseaux et les bruits de la forêt, le temps de se reposer si le corps le demande, prendre le temps de vivre, pour soi et s’écouter penser. Sans trop m’avancer, je pense pouvoir dire, que vivre ces aventures seule dans un corps de femme, est certainement encore plus délectable. Cela revient presque à dépasser les meurs, les temps qui courent.

C’est grâce à la marche que j’ai appris à m’écouter. C’est grâce à cette méditation positive qu’elle apporte, qu’elle impose au marcheur, que j’ai compris sans mot, sans dessin, sans schéma, ce qu’il me manquait. C’est comme un puzzle qui se construit, les pièces s’imbriquent les unes dans les autres plus ou moins rapidement, et parfois il suffit d’en piocher une, la main se dirige instinctivement vers son emplacement. Au départ, s’écouter penser est difficile, c’est ensuite l’esprit qui en redemande, une fois qu’il a atteint une certaine quiétude, ce ne peut que tendre vers le bien être, vers des solutions, il suffit de prendre le temps de le faire à son propre rythme.

Romain de BSF Magazine, est un jeune engagé dans l’humanitaire en Indonésie _ je vous invite d’ailleurs à y jeter un oeil, il a une très belle plume et son carnet de voyage humanitaire est un véritable plaisir à lire _ a laissé un très juste commentaire sous le premier volet de cet article :

« Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral. »
Jacques Lanzmann

Je souhaiterai ajouter que marcher libère de toutes les tensions accumulées, non pas celles du quotidien, mais celles depuis l’enfance, celles qui empêchent de vivre pleinement, celles qui posent des limites et des freins invisibles sur les instants de bonheur que l’on pourrait toucher. Marcher, partir à l’aventure, c’est s’autoriser à flâner avec le temps, l’écouter et le comprendre. C’est s’autoriser à vivre simplement sans artifices, juste prendre, attraper le temps de vivre et le suspendre.

Marcher apprend à revenir aux choses simples, cette re-connexion à la nature est sans aucun doute salvatrice.

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